On retrouve dans le premier album de Colour Of Fire, cette perle de sensualité qui, parfois et en d'autres lieux anglais, coule le bruit sur le front de la Pop. Du coup, ce front se plisse, se fendille, accepte que l'impureté imprègne enfin les pores. Ce bruit là n'est pas le renouveau d'une fuite expérimentale, mais simplement le retour de l'overdrive vers des formats moins lourds que ceux du Metal, plus tendus que ceux de la pure Pop. Muse avait fixé un nouveau standard au prix d'une virtuosité acquise de haute lutte, qui ne s'est jamais démentie au fil de ses trois premiers disques et de son album live. Et si Muse a fait des petits, ils semblent avoir grandi avec le Punk en arrière-pensée.
Colour Of Fire dégage une vraie sensibilité, ce charisme primaire qui fait que tout l'environnement créé pour peaufiner le propos l'enjolive, sans en masquer jamais l'essence. S'il n'atteint ni la virtuosité ni le niveau de production désormais dévolu aux œuvres de... Muse donc, ce quartet de York (Angleterre) regonfle des guitares au passé Punk HxC enterré afin de rejoindre des préoccupations d'ordres plus poétique et mélodique : la voix de Owen Richards épouse les contours de la fragilité sur le très ambiancé et tendu "The company won't colour me", mais même si certaines harmonies ou arrangements sonnent à la manière d'un rock pour adolescent ("Candles", pleurnichard), il y a quelque chose qui, en Colour Of Life, fait qu'on dépasse allègrement les suppositions faciles d'un format Punk-Rock revenu à la mode ces dernières années, au prix d'un saccage idéologique et plastique total. Les guitares de Colour Of Life, elles, serrent les rangs, retrouvent une stridence sourde à peine gommée. Gardons la foi ! Les six-cordes permettent ici de creuser nouvel exutoire au sein duquel les voix de Richards et Stuart Jones exploseront finalement, dans le couplage du clair et du cri, mélodie contre souffrance brute ("The exile").
Ces guitares, toujours elles, hésitent aussi entre l'abrasion du Punk et leurs référents R&R sur l'excellent et introductif "Robot rock", un titre qui fige une attitude frisant avec le Metal (saturations grasses des guitares), sans que la rythmique basse-batterie ne fuisse l'économie. Et c'est aussi en ce qu'il recouvre d'héroïsme que le "rock" de Colour Of Fire embrase les esprits : sur le très volontaire "9 volter" se propage ainsi la couleur du feu, une couleur qui sature le disque dans son entier malgré quelques baisses de régimes et quelques concessions à la facilité.
Si les tournures de Colour Of Life s'avèrent parfois... clinquantes, elles ne flattent jamais par calcul mais bien par des suites mélodiques emplies de vibrations spleenesques, tout aussi sanguines et bouillantes que désespérées ("A couple of reasons"). Cette démarche évitera au moins à Colour Of Life de tomber dans le puits des formats prédigérés et dont le feu s'écourte vite après le seau d'eau de la première écoute. Ici, le feu persiste, jusqu'au bout du disque. Et le fait d'y revenir ne tue pas l'impression première : on tient là quelque chose, reste alors à voir si Owen Richards, Stuart Jones, Thom Craigen et Matthew Lunn, alias Colour Of Life, sauront faire de ce début de magie quelque chose d'essentiel.
Colour Of Fire dégage une vraie sensibilité, ce charisme primaire qui fait que tout l'environnement créé pour peaufiner le propos l'enjolive, sans en masquer jamais l'essence. S'il n'atteint ni la virtuosité ni le niveau de production désormais dévolu aux œuvres de... Muse donc, ce quartet de York (Angleterre) regonfle des guitares au passé Punk HxC enterré afin de rejoindre des préoccupations d'ordres plus poétique et mélodique : la voix de Owen Richards épouse les contours de la fragilité sur le très ambiancé et tendu "The company won't colour me", mais même si certaines harmonies ou arrangements sonnent à la manière d'un rock pour adolescent ("Candles", pleurnichard), il y a quelque chose qui, en Colour Of Life, fait qu'on dépasse allègrement les suppositions faciles d'un format Punk-Rock revenu à la mode ces dernières années, au prix d'un saccage idéologique et plastique total. Les guitares de Colour Of Life, elles, serrent les rangs, retrouvent une stridence sourde à peine gommée. Gardons la foi ! Les six-cordes permettent ici de creuser nouvel exutoire au sein duquel les voix de Richards et Stuart Jones exploseront finalement, dans le couplage du clair et du cri, mélodie contre souffrance brute ("The exile").
Ces guitares, toujours elles, hésitent aussi entre l'abrasion du Punk et leurs référents R&R sur l'excellent et introductif "Robot rock", un titre qui fige une attitude frisant avec le Metal (saturations grasses des guitares), sans que la rythmique basse-batterie ne fuisse l'économie. Et c'est aussi en ce qu'il recouvre d'héroïsme que le "rock" de Colour Of Fire embrase les esprits : sur le très volontaire "9 volter" se propage ainsi la couleur du feu, une couleur qui sature le disque dans son entier malgré quelques baisses de régimes et quelques concessions à la facilité.
Si les tournures de Colour Of Life s'avèrent parfois... clinquantes, elles ne flattent jamais par calcul mais bien par des suites mélodiques emplies de vibrations spleenesques, tout aussi sanguines et bouillantes que désespérées ("A couple of reasons"). Cette démarche évitera au moins à Colour Of Life de tomber dans le puits des formats prédigérés et dont le feu s'écourte vite après le seau d'eau de la première écoute. Ici, le feu persiste, jusqu'au bout du disque. Et le fait d'y revenir ne tue pas l'impression première : on tient là quelque chose, reste alors à voir si Owen Richards, Stuart Jones, Thom Craigen et Matthew Lunn, alias Colour Of Life, sauront faire de ce début de magie quelque chose d'essentiel.


